H.S. Tragédies ordinaires
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Texte
La pièce est découpée comme une tragédie grecque (parodos, épisode, stasimon, exodos…).
Y. Verburgh joue beaucoup sur la polyphonie des voix, qu’il s’agisse de groupes d’élèves ou de profs. Les stasimon sont composés de hashtag qui font entendre les voix intérieures des harceleurs et des harcelés. Plusieurs fils narratifs différents s’entrelacent, alternant entre échanges réalistes et prises de parole plus poétiques.
Le motif choral des stasimon résonne avec d’autres pièces du corpus et la démultiplication des voix est un motif récurrent pour représenter la dissémination des commentaires violents et agressifs.
Toutefois, le numérique n’est abordé que marginalement, comme outil de démultiplication du harcèlement, particulièrement à travers le fil narratif concernant la jeune femme victime de revenge porn. Il n’est jamais abordé comme tel et n’est pas thématisé au sein de la fable.