Antigone, Faille Zero Day
Dublin Core
Titre
Antigone, Faille Zero Day
Créateur
Maïanne Barthes, Lucie Vérot
Éditeur
Julie Valero
Public visé
private
Date
2018 (Centre culturel de La Ricamerie, Saint-Etienne)
Type
Théâtre, écriture de plateau
Manuscrit non publié
Manuscrit non publié
Format
Texte pdf
Description
Ce texte a été écrit par L. Vérot, en 2017, dans le cadre d'une commande de M. Barthès, pour une création collective avec sa compagnie Spell Mistakes, en 2018.
Langue
Français
Relation
Résumé
Clara et ses amis hackeurs arpentent le deepweb et mettent au jour une évasion fiscale massive de plusieurs particuliers et grosses entreprises européennes, que la journaliste Burn documente dans la presse. Face à l’inaction des gouvernements après ces révélations, Clara, alias SplendidFork, décide de devenir Antigone, sorte de Robin des bois des temps modernes, et de déstabiliser les grandes entreprises coupables d’évasion fiscale, en piratant leur messagerie et leurs sites web. L’arrestation de Clara, un petit matin, déchaîne immédiatement une vague massive de piratage en protestation ; toutes les attaques sont signées « Antigone ».
Text Item Type Metadata
Texte
Structure : 27 morceaux alternent entre chats dans le deepweb et vie réelle, tantôt désignée par l’acronyme IRL ou AFK (away from keyboard).
Dramaturgie : La langue est assez réaliste et seuls quelques motifs, tels que les smileys permettent de distinguer conversations web et conversations IRL. Comme dans Prouve-le, une forme d’épicisation est à l’œuvre, notamment dans les scènes « IRL ». À l’image d’autres pièces du corpus, la chambre demeure un lieu privilégié et les parents ne sont présents que de manière intermittente, la distribution précisant : « Les parents d’Amir et Clara (dont on entendra la voix mais qu’on ne verra jamais). »
Extrait :
fournisseurs » d’accès, ils fournissent pas gratos, ils s’accaparent, et ils vendent. Ce sont des colonisateurs qui se partagent nos territoires, notre outil de connaissance et qui en font un business.
J’écrirai toujours pour que nos internets soient libérées, en faisant connaître les batailles et les possibles qui s’y trament. Et pour ça je publierai dans Playboy s’il faut, dans Okapi, pour faire savoir et faire grandir les forces en présence. C’est clair ? »
Dramaturgie : La langue est assez réaliste et seuls quelques motifs, tels que les smileys permettent de distinguer conversations web et conversations IRL. Comme dans Prouve-le, une forme d’épicisation est à l’œuvre, notamment dans les scènes « IRL ». À l’image d’autres pièces du corpus, la chambre demeure un lieu privilégié et les parents ne sont présents que de manière intermittente, la distribution précisant : « Les parents d’Amir et Clara (dont on entendra la voix mais qu’on ne verra jamais). »
Extrait :
« Je dois aussi faire connaître internet hors d’internet.
Parce qu’enfin, est-ce qu’internet est vraiment libre, et gratuit ? On va pas se raconter de trop jolies histoires ici. En ce qui concerne la liberté, on sait qu’il faut connaître le deep pour tout à fait la trouver. Et rien que les ordinateurs. Avoir la machine. Y a pas encore de machines Apple poussant gratuitement sur les arbres. Et les «fournisseurs » d’accès, ils fournissent pas gratos, ils s’accaparent, et ils vendent. Ce sont des colonisateurs qui se partagent nos territoires, notre outil de connaissance et qui en font un business.
J’écrirai toujours pour que nos internets soient libérées, en faisant connaître les batailles et les possibles qui s’y trament. Et pour ça je publierai dans Playboy s’il faut, dans Okapi, pour faire savoir et faire grandir les forces en présence. C’est clair ? »
Citer ce document
Maïanne Barthes, Lucie Vérot, “Antigone, Faille Zero Day,” Archives plurielles de la Scène, consulté le 5 novembre 2026, http://archives-plurielles.elan-numerique.fr/items/show/1397.